Togo/CACIT : un livre blanc pour défendre les droits des détenus
Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) organise, les 15 et 16 mai 2026 à Lomé, un atelier de validation du rapport d’étude sur les garanties juridiques procédurales des personnes privées de liberté. Les conclusions de cette étude devraient contribuer à l’amélioration des conditions de détention et du respect des droits des personnes en conflit avec la loi.
Le rapport d’étude sur les garanties juridiques procédurales des personnes privées de liberté, ainsi que le livre blanc destiné à renforcer le plaidoyer en faveur de meilleures conditions de détention, sont au cœur de cet atelier organisé à Lomé. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Initiatives de prévention de la torture et des mauvais traitements au Togo », mis en œuvre avec l’appui technique de l’Association pour la Prévention de la Torture et le financement de l’Union européenne.
Le projet vise à promouvoir une prévention plus efficace de la torture à travers une documentation rigoureuse et un dialogue constructif avec les acteurs de la chaîne pénale.
Des visites menées dans plusieurs prisons civiles du pays, ainsi que des consultations avec des magistrats, responsables sécuritaires, personnels pénitentiaires, universitaires et organisations de la société civile, ont permis de recueillir des données approfondies sur les conditions de détention et l’accès aux garanties fondamentales.

À la suite d’une assise nationale multi-acteurs tenue les 5 et 6 mai 2026, le CACIT entend finaliser deux outils stratégiques : un rapport d’étude consolidé et un livre blanc formulant des recommandations concrètes à l’endroit des autorités.
L’atelier, qui réunit une quinzaine d’acteurs de la société civile engagés sur les questions de justice pénale, doit aboutir à des documents de référence destinés à soutenir un plaidoyer structuré en faveur du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté au Togo.
Guy Valère Badanaro, responsable du département de protection des droits de l’homme du CACIT, explique les motivations de l’initiative :
« L’atelier s’inscrit dans la continuité des actions que nous avons déjà engagées les 5 et 6 mai, où nous avons réuni plusieurs acteurs pour discuter des garanties juridiques fondamentales des personnes privées de liberté au Togo. Ces droits concernent notamment l’accès à un avocat, l’accès à un médecin, le droit d’informer un proche de sa détention, mais aussi le droit d’être présenté à un juge dans de brefs délais. Malgré les efforts consentis, des défis persistent. Pour mieux les appréhender, nous avons besoin de données à la fois quantitatives et qualitatives qui nous permettront de mener un plaidoyer auprès des autorités compétentes afin que des mesures concrètes soient prises pour renforcer le respect des garanties juridiques fondamentales. »