Au Togo, des enfants toujours privés d’un accès vital à l’eau

À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain 2026, observée ke 16 juin, le Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant au Togo (FODDET) alerte sur les inégalités persistantes dans l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Si des progrès ont été réalisés, les enfants les plus vulnérables restent les plus exposés aux conséquences sanitaires, éducatives et sociales du manque d’accès aux services essentiels. Le président du FODDET, Kévin Fiashinou revient sur les enjeux et les priorités.

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Quel est l’état de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour les enfants au Togo ?

Le Togo a enregistré des progrès encourageants en matière d’accès à l’eau potable. Selon les données du Programme conjoint OMS-UNICEF (JMP), près de sept Togolais sur dix disposent aujourd’hui d’un accès à un service de base en eau potable. Ces avancées montrent les efforts réalisés par l’État et ses partenaires.

Mais des défis importants demeurent, notamment dans l’assainissement et l’hygiène, surtout dans les zones rurales, les quartiers précaires et auprès des enfants les plus vulnérables. Pour ces enfants, l’accès à l’eau ne concerne pas seulement la présence d’un point d’eau, mais aussi l’existence de toilettes sûres, d’espaces d’hygiène adaptés et d’un environnement protecteur.

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Kévin Fiashinou, Président du FODDET
Kévin Fiashinou, Président du FODDET

Quels sont les principaux défis à relever ?

Le premier défi reste celui des inégalités. Les enfants vivant dans des situations précaires, les enfants déscolarisés ou ceux des zones rurales sont souvent les plus éloignés des services essentiels.

Il faut aussi garantir la durabilité des infrastructures. Construire des points d’eau ou des latrines ne suffit pas : il faut assurer leur entretien, leur fonctionnement et leur accessibilité, notamment dans les écoles et les centres de santé.

Une attention particulière doit également être portée aux besoins spécifiques des enfants marginalisés. Une jeune fille sans installations sanitaires adaptées peut être davantage exposée à l’absentéisme scolaire, tandis qu’un enfant en situation de rue peut être privé à la fois d’eau, d’assainissement et de protection.

Quelles sont les conséquences du manque d’eau sur les enfants ?

Le manque d’eau potable et d’hygiène a des conséquences directes sur la santé des enfants, en favorisant notamment les maladies diarrhéiques et les infections évitables.

Il affecte aussi l’éducation. Dans les écoles sans installations sanitaires adaptées, les conditions d’apprentissage se dégradent, avec un impact particulier sur les filles pendant leurs périodes menstruelles.

Dans certaines communautés, les longues distances parcourues pour chercher de l’eau exposent également les enfants, notamment les filles, à des risques de violences et d’exploitation.

Que doivent faire les autorités ?

Les efforts engagés par les autorités et leurs partenaires doivent être poursuivis. Il est nécessaire de renforcer les investissements dans les infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène, en ciblant particulièrement les zones et les enfants les plus vulnérables.

Les écoles, centres de santé et structures d’accueil doivent disposer d’installations sûres, inclusives et adaptées. Il est également essentiel d’associer davantage les enfants aux décisions qui les concernent, car ils peuvent contribuer à identifier des solutions adaptées à leurs réalités.

Quel message pour la Journée de l’Enfant Africain 2026 ?

L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène n’est ni un privilège ni une faveur : c’est un droit fondamental de chaque enfant. Garantir ce droit, c’est protéger leur santé, leur dignité, leur éducation et leur avenir.

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