Togo : la société civile évalue les droits des femmes

Les acteurs de la défense des droits des femmes et plusieurs organisations de la société civile se sont réunis, le 19 août 2026, au Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), à Lomé, pour préparer le rapport alternatif du Togo sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).

Player Radio by OTIYA

RADIO DJENA

En direct

La consultation nationale s’est tenue simultanément à Dapaong et à Kara. Elle intervient à quelques semaines de l’examen du Togo par le Comité de la CEDEF, prévu le 14 octobre 2026, lors de sa 93e session.

Faire le point sur les engagements du Togo

Les travaux ont permis aux participants de mieux comprendre le processus d’examen du Comité de la CEDEF et de revenir sur les recommandations adressées au Togo lors des précédents cycles d’évaluation.

EAU VOLTIC ARTICLE

Répartis en groupes thématiques, les participants ont également recueilli et analysé des données qualitatives et quantitatives sur la mise en œuvre des différents articles de la Convention.

Les échanges ont notamment porté sur les inégalités de genre, les violences basées sur le genre (VBG), ainsi que sur les difficultés économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes, notamment en matière de sécurité alimentaire, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.

Mais la consultation ne s’est pas limitée à dresser un constat des difficultés. Les participants ont également relevé des avancées enregistrées par le Togo dans la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes.

« Il nous fallait regrouper les différents acteurs intervenant dans la protection des femmes afin de garantir un rapport fondé sur des données fiables, d’identifier les principales préoccupations en matière de droits des femmes au Togo, de documenter les bonnes pratiques ainsi que les obstacles », a déclaré Rachel Molley, coordinatrice des programmes régionaux Afrique au CACIT.

Les données et informations recueillies lors de cette consultation seront désormais compilées par l’équipe de coordination. Elles serviront à élaborer un rapport provisoire, qui sera soumis à un atelier national de validation prévu le 28 août 2026.

Ce rapport alternatif doit permettre à la société civile de présenter au Comité de la CEDEF une évaluation indépendante de la situation des droits des femmes au Togo, en complément du rapport officiel soumis par les autorités togolaises.

L’enjeu sera notamment de documenter les progrès réalisés, mais aussi les écarts persistants entre les engagements pris par le Togo et leur mise en œuvre effective sur le terrain.

Partager cet article sur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.