Togo : Fafa Act, ces femmes de l’ombre qui bâtissent la paix
Au Togo, la campagne « Fafa Act » entend rendre visibles les femmes engagées dans la prévention des conflits et la médiation communautaire. Un combat pour une paix plus inclusive, porté notamment par des militantes féministes.
La paix ne se construit pas uniquement dans les institutions. Elle se négocie aussi au sein des familles, dans les quartiers et au cœur des communautés. Pourtant, les femmes qui contribuent quotidiennement à prévenir les tensions et à restaurer le dialogue restent souvent invisibles. C’est ce constat qui porte la campagne « Fafa Act ».
Les actions autour de la campagne « Fafa Act » mettent en lumière le rôle important des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix au Togo. Malgré leur engagement au sein des communautés, ces actrices restent souvent peu reconnues et insuffisamment représentées dans les instances de décision. L’initiative entend briser cette invisibilité, valoriser leurs actions et promouvoir une participation plus inclusive des femmes et des jeunes aux processus de paix et de sécurité.
En mina, « Fafa » signifie « paix ». À travers cette initiative, portée par la Communauté des Négresses féministes du Togo avec le soutien d’Equipop et de l’ADF, les promotrices souhaitent valoriser les femmes actrices de paix, trop souvent écartées des espaces officiels de décision.

Parmi les principaux freins identifiés figurent l’éducation genrée, les normes sociales restrictives et le manque de reconnaissance du travail de médiation, souvent effectué bénévolement.
Pour renforcer leur plaidoyer, les intervenantes s’appuient notamment sur les résolutions 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, consacrée aux femmes, à la paix et à la sécurité, et 2250, relative aux jeunes, à la paix et à la sécurité.
Au-delà des institutions, la sécurité commence dans les foyers et les communautés. « Sentez-vous légitimes » : cet appel adressé aux femmes et aux jeunes souligne l’importance de leur participation citoyenne.