Togo : un réseau national pour la petite enfance voit le jour
Une trentaine d’acteurs engagés dans le développement de la petite enfance ont officiellement créé, le 24 septembre 2026 à Lomé, le Réseau national pour le développement de la petite enfance (Resodipe-Togo). Cette initiative vise à renforcer la coordination entre les institutions publiques, la société civile et les partenaires au développement.
La création du Resodipe-Togo est l’aboutissement d’un processus de concertation engagé le 25 août 2026, à l’initiative du Bureau national catholique pour l’enfance (BNCE-Togo), en collaboration avec la Direction générale de la protection de l’enfance (DGPE). Cette première rencontre a permis de recueillir les attentes et les contributions des différentes parties prenantes. Un comité de relecture et de consolidation a ensuite été mis en place pour finaliser les projets de statuts et de règlement intérieur, adoptés le 24 septembre 2026.
Le BNCE-Togo porte ainsi la mise en place du réseau, aux côtés du ministère des Solidarités, du ministère de l’Éducation et de l’UNICEF. Son directeur exécutif, Tsandja Afangnon, justifie cette mise en réseau par la nature même du sujet : « La petite enfance, c’est la base de la société ; on ne peut pas laisser chaque structure se développer dans son coin. Il faut une coordination. »
Sur le terrain, les acteurs de la petite enfance soulignent l’intérêt d’une meilleure coordination. Joséphine KPADE, qui dirige une structure privée de garde d’enfants et de formation d’assistantes maternelles, évoque plusieurs difficultés auxquelles ses équipes sont confrontées au quotidien : « Convaincre les parents que le jeu à la crèche n’est pas qu’un amusement, mais un véritable apprentissage, alerter sur les risques liés à une alimentation déséquilibrée ou encore intervenir en cas d’urgence, comme lorsqu’un enfant s’étouffe. Le réseau nous permet de communiquer plus largement sur ces aspects-là », explique-t-elle.

Du côté des organisations de la société civile déjà engagées sur ces questions, l’adhésion au réseau apparaît également comme une démarche naturelle. C’est notamment le cas de l’OMEP-Togo. « C’est de façon naturelle que nous devrions faire partie de ce réseau », affirme son président, Kondo Moustapha, qui y voit une occasion de renforcer la synergie entre les différentes structures.
Pour ce premier mandat, les priorités annoncées sont de fédérer davantage d’acteurs, de renforcer les capacités sur le sujet et d’influencer la révision de la politique nationale de développement de la petite enfance.
Adhérer aux objectifs du réseau reste la condition principale pour les structures qui souhaitent en faire partie. Elles doivent également accepter de partager les programmes et les stratégies du Resodipe-Togo.
Épiphanie Djagni