France : l’État face à ses failles dans la protection des femmes

 

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Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé le 19 février devant le Sénat un « changement de méthode » dans la lutte contre les violences faites aux femmes, reconnaissant des « failles » persistantes aux conséquences parfois dramatiques.

Malgré des « avancées », 70 % des plaintes seraient classées sans suite et certains délais de jugement pourraient atteindre six ans. Le ministre dénonce une « juxtaposition de compétences » et une chaîne pénale « sans chef d’orchestre », qui fragilisent la protection des victimes.

L’annonce intervient après le féminicide d’Inès Mecellem, tuée à Poitiers en 2025 par son ex-compagnon malgré plusieurs plaintes déposées. Un rapport de l’inspection générale de la justice a pointé une « accumulation de défaillances ».

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Parmi les mesures annoncées : création d’un guichet national pour les téléphones grave danger, harmonisation des stages pour auteurs de violences, expérimentation d’audiences communes civiles et pénales, et publication en juin 2026 d’un code des violences familiales. Une direction des victimes sera également créée au ministère.

En 2024, 107 féminicides conjugaux ont été recensés officiellement en France. Pour de nombreuses organisations féministes, ces réformes devront s’accompagner de moyens financiers substantiels pour produire des résultats concrets.

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