AFPM-Togo : une Nuit pour faire communauté

L’AFPM-Togo organise ce vendredi 14 août 2026 à Lomé, la première Nuit des Femmes des Médias. Dans cet entretien, sa présidente, Elisabeth Apampa, revient sur les ambitions de cette soirée, entre célébration des parcours féminins, sororité et volonté de construire une dynamique collective dans les médias togolais.

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Pourquoi organiser aujourd’hui une Nuit des Femmes des Médias ?

Il est temps de nous arrêter un instant pour regarder celles qui, chaque jour, racontent le Togo, et leur dire merci. Les femmes représentent aujourd’hui environ 24 % des effectifs dans les médias publics et 26 % dans les médias privés. Derrière ces chiffres, il y a des journalistes, présentatrices, productrices, techniciennes, communicantes, photographes et créatrices de contenus qui contribuent, souvent dans l’ombre, à construire notre mémoire collective.

Nous avons l’habitude de produire, courir, informer et passer au sujet suivant, au risque d’oublier celles qui ont ouvert des chemins avant nous. Pourquoi attendre qu’une femme ne soit plus là pour mesurer son apport ? Cette Nuit veut donc célébrer, transmettre et reconnaître les femmes qui font avancer le secteur. Mais surtout, elle doit nous faire prendre conscience que nous sommes une véritable communauté professionnelle, capable de créer des alliances et d’imaginer ensemble l’avenir des médias.

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Vous insistez sur la sororité. Pourquoi est-elle importante ?

Nous ne pouvons pas vouloir changer la place des femmes dans les médias tout en reproduisant entre nous les logiques de division. La réussite de l’une ne diminue pas la lumière de l’autre. Elle peut lui montrer le chemin.

La sororité professionnelle n’est pas un simple concept, c’est une stratégie de transformation. Se recommander, partager une opportunité, transmettre une information, créer une collaboration ou ouvrir une porte à une jeune consœur, c’est contribuer à faire progresser tout le secteur. Nous devons passer de la comparaison à la construction collective.

Que voulez-vous qu’il reste de cette première édition après le 14 août ?

Je voudrais qu’il reste des noms, des visages et des histoires dans nos mémoires et dans les archives de l’Association. Cette première édition ne pourra évidemment pas distinguer toutes celles et ceux qui le méritent. Elle constitue un premier chapitre.

Au-delà des distinctions, je souhaite surtout qu’il reste des connexions. Une rencontre peut devenir une conversation, une conversation une collaboration, et une collaboration un réseau capable d’influencer positivement une trajectoire.

Cette Nuit est une graine que nous allons planter ensemble. L’événement ne durera qu’une soirée, mais la vision, si nous la portons collectivement, peut durer des générations.

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