Togo : 525 femmes orientées vers une nouvelle vie économique

Dans les régions reculées du Haho et de Bassar au Togo, une lueur d’espoir s’est levée pour des centaines de femmes vulnérables, grâce à un projet novateur soutenu par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Initié par le Club des Amis d’Enfants (CAE), en collaboration avec la Ligue Togolaise des Droits de la Femme (LTDF) et l’ONG Belle Porte ADIPH, ce projet a non seulement renforcé la résilience socioéconomique de 525 femmes, mais a aussi inculqué un nouvel esprit de confiance et d’indépendance au sein de leurs communautés.

Avant l’intervention du projet, les femmes du Haho et de Bassar étaient confrontées à des défis majeurs : analphabétisme, manque d’accès aux ressources économiques, et rôles traditionnels limités dans la prise de décision. Ces réalités ont souvent maintenu ces femmes dans un cycle de vulnérabilité et de dépendance, avec des perspectives d’avenir limitées.

Sur une période de 18 mois, le projet a été un catalyseur de changement significatif. Doté d’un financement total de 63.102.500 F CFA, dont 45.987.833 F CFA provenant de l’OIF, il a offert aux femmes des formations clées en alphabétisation et en gestion d’activités génératrices de revenus. Ces compétences nouvellement acquises ont non seulement permis aux femmes de diversifier leurs sources de revenus, mais aussi de jouer un rôle plus actif dans la gestion économique de leurs foyers et de leurs communautés.

Parallèlement, le projet a également renforcé la conscience collective sur l’importance de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des genres, ouvrant ainsi la voie à des changements durables au sein des communautés.

L’atelier de clôture du projet organisé le 20 juin 2024 à Notsé a été le point culminant de cette transformation. Les représentants des gouvernements locaux, les leaders communautaires et les bénéficiaires ont unanimement salué les résultats positifs et ont exprimé leur détermination à consolider ses acquis. Cependant, des défis persistent et exigent une mobilisation continue des ressources pour étendre ces initiatives à d’autres femmes marginalisées dans la région.

Ce projet illustre comment un partenariat efficace entre organisations internationales, ONG locales et les gouvernements peut redéfinir les perspectives d’avenir pour les femmes vulnérables.

En investissant dans leur éducation, leur autonomisation économique et leur participation communautaire, il ouvre la voie à un développement inclusif et durable, où chaque femme a la possibilité de réaliser son plein potentiel et de contribuer pleinement à la prospérité de sa communauté.

 

 

Mabelle ATTIKPO (stagiaire)

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