Droits de l’homme : deux pays africains à l’épreuve de l’EPU de l’ONU
L’Organisation des Nations Unies s’apprête à passer au crible la situation des droits de l’homme dans 13 États à l’occasion de la 51e session du Groupe de travail de l’Examen périodique universel (EPU), prévue à Genève du 19 au 30 janvier 2026. Parmi les pays concernés figurent deux États africains : la Mauritanie et le Rwanda, aux côtés notamment du Liban, de l’Australie, de l’Autriche et de Sao Tomé-et-Principe.
Mécanisme central du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’EPU oblige chaque État membre à soumettre son bilan en matière de droits humains à l’évaluation de ses pairs tous les quatre ans et demi. Il s’agit, pour ces 13 pays, de leur quatrième passage devant cette instance.
Les délégations nationales présenteront les avancées réalisées depuis leur dernier examen, tout en exposant les défis persistants. Chaque État fera face à un dialogue interactif de trois heures et demie avec les membres du Conseil et les États observateurs, un exercice souvent déterminant pour l’orientation future des politiques publiques en matière de droits fondamentaux.
L’évaluation repose sur trois documents clés. Un rapport national, une compilation des informations onusiennes et un résumé des contributions des parties prenantes, notamment les ONG et les institutions nationales des droits de l’homme. Les débats sont encadrés par des « troïkas », groupes de trois rapporteurs issus de différentes régions.

Les recommandations finales seront adoptées le 30 janvier, avant validation définitive lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme en juin-juillet 2026. Pour les pays africains concernés, cet exercice représente à la fois un test de crédibilité internationale et une opportunité de renforcer durablement leurs systèmes nationaux de protection des droits de l’homme.
