Togo : la petite enfance érigée en priorité nationale

UNICEF et le gouvernement togolais renforcent leur engagement en faveur de la petite enfance. Le 19 février 2026 à Lomé, le ministère de la Planification et du Développement, en collaboration avec l’agence onusienne, a organisé un café de presse consacré aux enjeux liés aux 2 000 premiers jours de vie de l’enfant.

Player Radio by OTIYA

RADIO DJENA

En direct

Cette rencontre intervient après une première session tenue le 17 février, centrée sur le Grand Rattrapage vaccinal. Pour ce deuxième round d’échanges, l’accent a été mis sur une période jugée décisive : celle qui s’étend de la grossesse jusqu’à environ cinq ans.

Les 2 000 premiers jours, un investissement stratégique

Pour l’UNICEF, la vision est de sécuriser l’enfant sur tous les plans sanitaire, nutritionnel, éducatif et psychosocial durant les 2 000 premiers jours de sa vie. Cette période, souvent absente des débats publics, est pourtant déterminante pour la construction du capital humain d’un pays.

EAU VOLTIC ARTICLE

Les discussions ont mis en lumière une conviction partagée : réussir la petite enfance, c’est offrir à chaque enfant un départ sans handicap. Santé, nutrition, immunisation, éducation et stimulation précoce constituent un socle indissociable.

Les experts rappellent qu’un investissement précoce permet de réduire durablement les inégalités, d’améliorer les performances scolaires futures et d’accroître la productivité à long terme. Selon les estimations évoquées lors des échanges, chaque franc investi dans la petite enfance génère un retour compris entre six et treize fois la mise initiale.

Au-delà du plaidoyer, plusieurs initiatives sont déjà en cours au Togo, notamment l’appui à l’établissement de jugements supplétifs pour les enfants ne disposant pas d’acte de naissance, la promotion de programmes de parentalité positive, la formation de formateurs ainsi que l’accompagnement des parents vers une éducation bienveillante et responsable.

Une attention particulière est accordée aux femmes évoluant dans l’économie informelle, majoritaires dans le pays, et qui, faute de solutions de garde adaptées, sont souvent contraintes d’emmener leurs enfants sur leurs lieux de travail.

Des crèches communautaires comme réponse structurante

Face à ce défi, la création de crèches communautaires intégrées apparaît comme une solution stratégique. Un projet pilote est envisagé au Grand Marché de Lomé, avec une ambition multiple : protéger les enfants, favoriser l’autonomisation des femmes, créer des emplois et améliorer la productivité.

Les autorités togolaises et l’UNICEF appellent également les médias à jouer un rôle clé en recentrant la petite enfance au cœur du débat public, en valorisant les initiatives nationales et en soutenant un plaidoyer durable.

Partager cet article sur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.